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Guide des droits et des démarches administratives

Adoption simple par un couple
Fiche pratique

Nouvelles mesures relatives à la protection de l'enfant - 15.03.2016

La loi n°2016-297 du 14 mars 2016 modifie la réglementation sur la protection de l'enfant, notamment en matière de placement, d'autorité parentale et d'adoption.

Cette page est actuellement en cours de mise à jour.

Un couple peut adopter un enfant ou une personne majeure par adoption simple sous certaines conditions. L'adoption produit des effets, notamment en matière d'autorité parentale ou d'obligation alimentaire.

L'adoption simple crée un lien de filiation entre l'adoptant et l'adopté.

L'adoption simple diffère de l'adoption plénière sur plusieurs points, en particulier concernant les liens avec la famille d'origine. Dans une adoption simple, les liens entre l'adopté et sa famille d'origine ne sont pas rompus.

En pratique, le recours à l'adoption simple concerne en majorité une personne de sa famille, en particulier l'enfant de son conjoint.

Les époux doivent remplir les conditions suivantes :

  • être marié

  • ne pas être séparé de corps

  • avoir tous les 2 au moins 28 ans sauf s'ils sont mariés depuis plus de 2 ans

Si l'un des époux fait seul la demande d'adoption, il doit avoir le consentement de son conjoint et avoir plus de 28 ans (la règle est différente en cas d'adoption de l'enfant de son conjoint)

La différence d'âge doit être d'au moins 15 ans (la règle est différente en cas d'adoption de l'enfant de son conjoint).

Si le projet d'adoption concerne un pupille de l'État, un enfant remis à un organisme autorisé pour l'adoption ou un enfant étranger, le couple doit obtenir au préalable un agrément.

Il n'y a pas de condition d'âge. L'adopté peut être mineur ou majeur.

Toutefois, si l'adopté a plus de 13 ans, il doit doit donner son accord .

Les enfants adoptables sont les suivants :

Une fois obtenu l'agrément, le couple doit déposer une demande d'adoption auprès du . Il est inscrit sur une liste régulièrement mise à jour (la procédure est différente en cas d'adoption d'un enfant à l'étranger) et sera peut-être choisi comme adoptant par le conseil de famille des pupilles de l'État chargé de leur tutelle.

Le couple doit aussi présenter une requête devant le tribunal de grande instance de son lieu de résidence. La requête précise que l'adoption souhaitée est une adoption simple. Après examen, le juge notifie au couple sa décision. Le couple peut contester la décision devant la .

À noter
la procédure est différente  en cas d'adoption de l'enfant de son conjoint.

L'adopté a les mêmes droits et des devoirs dans sa nouvelle famille qu'une personne dont la filiation est fondée sur la procréation.

En cas d'adoption d'un enfant, l'autorité parentale est exclusivement et intégralement confiée au couple adoptant (sauf en cas d'adoption simple d'un enfant du conjoint).

L'adoption simple crée une obligation alimentaire entre le couple adoptant et l'adopté, et réciproquement.

Les parents biologiques de l'adopté ne sont pas tenus à cette obligation sauf si l'adopté prouve qu'il ne peut pas obtenir de secours de ses parents adoptifs.

L'obligation alimentaire de l'adopté envers ses parents biologiques cesse dès lors qu'il a été admis en qualité de pupille de l'État ou pris en charge par l'aide sociale.

Le nom des parents adoptifs s'ajoute au nom de l'adopté ou le remplace.

Il est possible de demander au tribunal un changement de prénom de l'adopté.

L'adoption simple ne permet pas à l'enfant adopté d'acquérir automatiquement la nationalité française. L'enfant, qui a fait l'objet d'une adoption simple par un Français doit la demander en faisant une déclaration.

Le mariage est interdit entre les personnes suivantes :

  • L'adoptant et l'adopté ou ses descendants

  • L'adoptant et le conjoint de l'adopté,

  • Le conjoint de l'adoptant et l'adopté.

L'adopté hérite des 2 familles, de sa famille d'origine et de ses parents adoptifs.

Toutefois, il n'est pas héritier réservataire à l’égard de ses grands-parents adoptifs (ceux-ci peuvent le déshériter).

A la demande de l'adopté ou du couple adoptant, le tribunal de grande instance peut révoquer (annuler) l'adoption mais uniquement pour des motifs graves .

Si la demande de révocation est faite par le couple adoptant, l'adopté doit avoir plus de 15 ans.

Voir aussi

Pour en savoir plus

Références

Modifié le 15/10/2014 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
source www.service-public.fr